Science en une – Mai 2026
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Créativité artificielle
Une étude de l’Université de Montréal révèle que l’intelligence artificielle générative surpasse désormais le niveau moyen de créativité humaine.
Les scientifiques ont comparé les performances de 100 000 volontaires avec celles de modèles de langage comme ChatGPT ou Gemini. Leurs observations ? Les machines excellent dans la génération d’idées et de concepts variés. Le génie humain reste tout de même sur le podium, puisque les 10 % de personnes les plus créatives s’avèrent plus douées que les algorithmes.
Selon l’étude, la créativité des modèles de langage dépend en grande partie de facteurs humains, comme la manière de formuler les consignes. Oui, l’IA nous met au défi, mais l’imagination est encore une affaire humaine !

Changement au menu
Dans le golfe du Saint-Laurent, les changements climatiques modifient le menu des baleines. À défaut de crustacés, elles mangent maintenant du poisson !
C’est ce qu’une équipe internationale a découvert en analysant 1110 échantillons de peau prélevés pendant 28 ans sur des rorquals communs, des baleines à bosse et des petits rorquals. Ces échantillons contiennent des indices à propos de leur alimentation.
Leur proie favorite, le krill, était abondante dans les années 1990. Mais la hausse des températures et la surpêche ont causé un déclin de population chez ce petit crustacé. Les cétacés se sont donc peu à peu adaptés en consommant davantage de capelan, de hareng et de maquereau.
Les baleines montrent ainsi qu’elles s’adaptent aux bouleversements du fleuve Saint-Laurent. Une nouvelle encourageante !

Sanctuaire glaciaire
Imaginez une bibliothèque creusée dans la neige, au cœur de l’Antarctique. Elle ne contient aucun livre, mais des cylindres de glace prélevés dans le monde entier.
Inauguré en janvier 2026, le projet Ice Memory est une initiative conjointe de sept institutions scientifiques françaises, italiennes et suisses. Son objectif est de sauvegarder la mémoire des glaciers menacés par le réchauffement climatique.
Les échantillons y sont préservés à -52 °C. Même pas besoin de réfrigération artificielle ! Les scientifiques pourront analyser les bulles d’air piégées dans les carottes pour en savoir plus sur les températures et l’atmosphère des différentes époques. Cette bibliothèque inédite permettra aux générations futures d’étudier ces traces des climats passés.
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